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Le réseau routier belge est un des plus denses d’Europe. La Wallonie compte 869 Km d’autoroutes, 6865 Km de routes régionales et 69 960 Km de routes communales.
A Bruxelles, 11 Km d’infrastructures autoroutières et 320 Km de routes secondaires sont gérées par la Région de Bruxelles-Capitale, tandis que les 19 communes bruxelloises gèrent 1550 Km de voiries.
Les réseaux des deux Régions ont une configuration assez différente. La Région Bruxelloise présente un réseau très largement urbain avec des aménagements spécifiques à la ville. La Région Wallonne présente un réseau beaucoup plus « ouvert ». Les problèmes d’infrastructure que nous pouvons rencontrer sont donc assez différents même si un nid de poule ou une fissure présente les mêmes risques pour les motocyclistes, quel que soit l’endroit où il se trouve.
Le réseau de la Région Bruxelloise est relativement bien entretenu et les réparations sont généralement réalisées avec rapidité. Il est par contre plus difficile d’obtenir des modifications lorsque c’est l’aménagement lui-même qui est dangereux (bordure de séparation des voies de type « demi-lune », gigantesque grille d’aération, adaptation des rails de sécurité, …).
Le réseau wallon n’est pas en aussi bon état et présente actuellement des dégradations importantes qui nécessiteraient encore plus de budget que celui alloué actuellement par le gouvernement pour la rénovation et l’entretien.
Nous avons pu obtenir la création de 7 postes de « Monsieur Moto », c'est-à-dire un par Direction Territoriale. Chacune de ces Directions gère une partie des voiries régionales et est divisée en Districts. Il y a actuellement un « Monsieur Moto » à Mons, Charleroi, Liège, Verviers et dans les provinces du Brabant Wallon et du Luxembourg, et une « Madame Moto » à Namur. Presque tous sont motocyclistes (en fait, le Monsieur Moto de Verviers n’est pas motard mais sa fonction d’inspecteur du réseau lui permet de bien connaître la région dont il s’occupe).
Tous les endroits dangereux que vous nous signalez sont transmis au Monsieur Moto concerné et une solution est généralement trouvée. Dans certains cas, hélas, les réparations, s’il s’agit d’une dégradation, ou les modifications, lorsqu’il s’agit d’une erreur de conception, tardent à venir et nous essayons alors d’insister pour qu’une solution soit apportée.
Nous effectuons aussi un travail de fond pour que les usagers de deux-roues motorisés soient mieux pris en compte lors de la réalisation de nouvelles infrastructures ou la rénovation du réseau régional. En 2005, nous avons obtenu et organisé, avec le concours de l’IBSR, une petite formation pour les ingénieurs de la Direction des Autoroutes et des Routes. Trois journées nous ont permis de leur présenter le nouveau livret édité cette même année pour la sécurité des motocyclistes (voir le dossier « les communes ») et leur expliquer pourquoi les deux-roues motorisés ont des besoins spécifiques pour circuler en sécurité.
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